Sarlat à l’époque moderne

De la Guerre de Cent ans jusqu’au XIXème siècle, la ville de Sarlat a connu des périodes fastueuses.
Elle a également connu des heures plus sombres comme lors de la Fronde.

L’âge d’or de Sarlat

Après la Guerre de Cent Ans et jusqu’aux guerres de religion, la ville de Sarlat connaît une période fastueuse.
Dès lors, l
es grandes familles bourgeoises ne cessent d’accroître leurs richesses.
Ainsi, elles font rebâtir de nombreux hôtels particuliers. Certains seront parés de « tours de noblesse », signe du nouveau rang social de leurs propriétaires

De même, c’est en 1365 que débute la construction de l’église paroissiale Sainte-Marie. Elle ne sera achevée qu’en 1507.

Grâce au nouvel évêque Niccolo Gaddi, proche des Médicis, les idées humanistes vont se diffuser et conquérir de nombreux intellectuels sarladais. Parmi eux, Etienne de la Boëtie (1530-1563), le célèbre auteur du « Discours de la servitude volontaire ».


Les guerres de religion à Sarlat

et en Périgord

La réforme luthérienne pénètre en Périgord par le Bergeracois.
A l’époque, les sarladais protestants sont minoritaires.

Ainsi, en 1562, les tensions entre les deux religions aboutissent au premier siège de la ville.
Sans surprise, Sarlat reste fidèle au catholicisme, ce qui lui vaut des assauts meurtriers et répétés.
La ville est occupée très brièvement par les protestants mais les catholiques reprennent vite le dessus.

L’épisode de la Fronde

Au début du XVIIe siècle, la ville de Sarlat entreprend la construction de nombreux édifices : le couvent des Récollets en 1612, le couvent Sainte-Claire en 1621 ou bien encore la construction de l’actuelle Mairie (après la destruction de l’ancien hôtel de ville).

En 1653, Sarlat tombe aux mains des Frondeurs, les opposants à la politique de Mazarin.
Pendant trois mois, deux régiments, soit 1 200 soldats, sont stationnés au sein de la cité.

Profitant de querelles entre les occupants, les sarladais entraînent l’un des deux régiments à éliminer l’autre.
Toute la nuit, les soldats sont égorgés à table ou dans leur lit…

La fin de l’Ancien Régime

Sarlat inaugure le XVIIIe siècle par une vague de chantiers.
Sous la direction de l’intendant Tourny, les boulevards remplacent les fossés, les remparts disparaissent, la Place de la Rigaudie émerge. De même, on bâtit l’hôpital général à proximité de l’actuel centre culturel.  

A cause de la révolution, les fonctions de la ville sont considérablement modifiées et tous les symboles de l’Ancien Régime sont détruits.

En 1789, Sarlat perd tous ses privilèges. L’année suivante le dernier évêque devient le premier maire de la cité.
La ville perd son évêché au début du XIXe siècle (désormais rattaché à celui de Périgueux) et devient une simple sous-préfecture de province.