Label UNESCO

 
 
 
 
Les réserves de biosphères – Sites d'apprentissage pour un développement durable
 
Les réserves de biosphère sont des sites désignés par les gouvernements nationaux et reconnus par l’UNESCO dans le cadre de son Programme sur l’Homme et la biosphère (MAB) pour promouvoir un développement durable basé sur les efforts combinés des communautés locales et du monde scientifique.
Ces réserves ont pour propos de concilier conservation de la diversité naturelle et culturelle et développement économique et social. Elles permettent de tester et développer des approches novatrices de développement durable du niveau local au niveau international.
 
 
Les réserves de biosphères sont par conséquent considérées comme :
 
des sites d’excellence où de nouvelles pratiques sont testées et développées pour une meilleure gestion des ressources naturelles et des activités humaines ;
des outils pour aider les pays à appliquer les recommandations du Sommet mondial sur le développement durable et notamment celles de la Convention sur la diversité biologique et son approche écosystémique ;
des sites d’apprentissage dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour l’éducation au service du développement durable.
Après leur nomination, les réserves de biosphères restent sous la juridiction souveraine des États mais elles échangent et partagent leurs expériences et leur savoir-faire au niveau régional, national et international au sein du Réseau mondial de réserves de biosphères.
 
On dénombre actuellement 610 réserves de biosphères réparties dans 117 pays, dont 12 sites transfrontaliers.
 
La réserve englobe tout le bassin de la Dordogne, un hydrosystème de 24 000 km2. Les paysages montagneux de la zone de captage de la Dordogne abritent une grande biodiversité. La Dordogne est un des plus grands estuaires européens. La densité démographique est faible et aucune grande ville n’y est installée. Les activités principales restent l’agriculture, la sylviculture et un tourisme basé sur le patrimoine naturel et culturel. L’endroit est une des trois principales zones fournisseuses d’énergie électrique de France, ce qui représente une pression considérable sur l’eau et les écosystèmes aquatiques.
 
 
Les rôles principaux des réserves de biosphère sont :
 
accomplir trois fonctions interconnectées : la conservation, le développement et le soutien logistique ;
dépasser les zones de conservation traditionnelles restreintes, par le biais de schémas de découpage qui combinent des zones protégées centrales avec des zones où le développement durable est soutenu par les habitants et les entreprises locales, qui comptent souvent avec des systèmes de gouvernance fortement participatifs et novateurs ;
utiliser une approche qui implique toutes les parties prenantes, en mettant l’accent sur la participation des communautés locales à la gestion ;
promouvoir la résolution des conflits liés à l’utilisation des ressources naturelles par le dialogue (lire la note technique (.pdf)) ;
intégrer la diversité biologique et culturelle aux politiques et pratiques, et plus particulièrement le rôle des connaissances traditionnelles dans la gestion des écosystèmes ;
assurer un suivi et des recherches des politiques et des pratiques de développement durable pour en démontrer la qualité ;
constituer des sites d’excellence pour l’éducation et la formation ;
participer au réseau mondial.
 
 
L'Unesco a communiqué le 11 juillet 2012 à l'organisme de gestion du bassin de la Dordogne son classement au Réseau mondial des réserves de biosphère. Au total, six départements, 49 structures intercommunales et 255 communes ont délibéré en faveur du projet de labellisation, déjà inscrit dans la charte Vallée Dordogne en 1992. Le label concerne la rivière sur sa globalité (24 000 km2), de sa source, au Puy du Sancy dans le Puy-de-Dôme, à son embouchure, en Gironde. Concilier développement et préservation de l’environnement -Attribué à des sites qui concilient développement et préservation de l’environnement, il reconnaît à la Dordogne :
 
un environnement remarquable qui compte différentes espèces de poissons migrateurs (saumon, esturgeon) et la loutre ;
des habitudes de gestion concertée à travers notamment l’existence de l’Etablissement public territorial du bassin de la Dordogne EPIOR*, créé en 1991.
 
« Il nous revient désormais, collectivement, de revendiquer ce label, de le valoriser et de le défendre », a rappelé, dans un communiqué, le président du conseil général de la Dordogne Bernard Cazeau, qui préside également Epidor.
Vérification dans 10 ans - «Nous avons en effet une responsabilité morale, celle de conserver le label. Il n’y pas d’obligations règlementaires. Dans dix ans, l’Unesco va vérifier l’état de l’environnement, maintenu ou amélioré, et l’état de la gouvernance », précise Roland Thieleke, directeur-adjoint d’Epidor.
 
 
*Epidor rassemble les conseils généraux de la Gironde, de la Dordogne, du Lot, de la Corrèze, du Cantal et du Puy de Dôme.