Cabañas de piedra seca

Les cabanes en pierres sèches du Périgord Noir

Au cours des siècles, le sol des collines calcaires a été épierré afin de faciliter les travaux agricoles. Utilisant ces pierres plates ou lauzes selon l’Occitan, les anciens habitants du Périgord Noir ont élevé des murets en limite des parcelles ainsi que des petits abris.

Dans ces derniers, ils pouvaient entreposer les outils nécessaires à la culture de la vigne, avant le phylloxéra au XIXème siècle, ou s’y réfugier par mauvais temps lorsqu’ils gardaient les moutons.

Le pas du randonneur est idéal pour découvrir la campagne jalonnée par ces petites constructions rondes ou carrées au toit plus ou moins conique, les plus grandes  prenant une forme de nef.

La tradition leur donne le nom de « cabanes », « cabanes en pierres sèches » plus précisément, auquel se substitue volontiers le terme de « borie » facilement admis aujourd’hui.

A l’origine, la borie désigne en Occitan une ferme isolée, une exploitation agricole. Ces constructions se rencontrent dans les régions de France où la roche affleurant se délite sous forme de dalles, par exemples : le Quercy, la Provence, les Alpes de Haute-Provence, les Bouches-du-Rhône.

Les cabanes sont construites en pierres sèches. Les pierres plates, empilées et calées, constituent les murs et les couvertures. Le tout est édifié sans liant et sans charpente dans la majorité des cas. Une voûte en encorbellement régulier couvre fréquemment les édifices.

Le confort des cabanes s’avère plutôt sommaire. Cheminée, banquette, évier et citerne s’y font rares. Exceptionnellement en Périgord Noir, les Cabanes du Breuil, à Saint-André-d’Allas, présentent un ensemble de bâtiments en pierres sèches, une ancienne exploitation agricole, où vit une famille qui ouvre les portes de son domaine à la visite.

Le Musée de la Pierre Sèche à Daglan offre aussi la possibilité d’apprécier la beauté et la complexité de construction de ce petit patrimoine.