Natural Heritage

  • La forêt périgourdine

Au 4ème rang national (après les Landes, la Gironde, et le Var), la forêt périgourdine, avec ses 400 000 ha, est à 75% peuplée de feuillus avec une forte représentation de chênes : chênes pédonculés (40 % des feuillus), chêne pubescent (20 %), chêne vert, tauzin et rouvre.

Hors mis les chênes, on rencontre le châtaignier, le hêtre, le bouleau, le frêne, le robinier (ou faux acacia), le charme et l'aulne.

Pour leur part, les 100 000 ha de résineux sont avant tout constitués de pins maritimes. Ces derniers côtoient aussi les pins sylvestres, les pins noirs d'Autriche, les sapins, épicéas et mélèzes.

Les forêts sont riches en champignons et l'on y cueille aussi bien des cèpes que des girolles, morilles et autres champignons, ainsi que la fameuse truffe du Périgord.

Tous ces champignons se retrouvent dans la gastronomie locale à base notamment d'oies ou de canards. On dénombre du reste de nombreuses fermes d'élevage dans la région.

Les clairières de cultures sont consacrées aux cultures traditionnelles, mais aussi au tabac, au maïs, à l'élevage bovin. Autre élément important dans la gastronomie du terroir, le noyer est omniprésent.

La végétation du Périgord Noir quant à elle se répartit principalement entre quatre milieux : la châtaigneraie, la charmaie, le coteau calcaire et le milieu humide avec les bords de rivières.

 

  • La rivière Dordogne

La Dordogne, fleuve qui a donné son nom au département, s'échappe du Mont Dore au Puy de Sancy (Massif Central) pour former avec les eaux de la Garonne au Bec d'Ambes, soit 472 Km en aval, l'estuaire de la Gironde, et se jeter dans l'Atlantique.

Pendant trois siècles, la Dordogne fut "le chemin marchand" sur lequel circulaient les bateaux à fond plat ou gabares, depuis la Haute Dordogne jusqu'à Libourne. Ceux-ci étaient remontés, tirés par des boeufs. A la fin du 19° siècle ce ne fut pas sans fracas que le transport fluvial de marchandises fut détrôné par le rail. Toutes les corporations qui gravitaient autour de la rivière Dordogne disparurent à jamais.

Autrefois généreuse en saumons comme l'attestent des vestiges rupestres ou des écrits, la Dordogne est encore très poissonneuse avec notamment la perche, le brochet, la carpe, la tanche. Les espèces migratrices : la lamproie fluviatile, l'alose feinte, la grande alose, le saumon, la truite de mer, l'anguille prennent l'ascenseur au Barrage de Tuilières pour revenir jusqu'à la Dordogne Périgourdine afin d'y frayer. L'esturgeon jusqu'en 1957 (date de sa disparition) faisait partie de cette faune fluviale.

Les rives de la Dordogne sont aussi fréquentées par une faune variée que l'observateur attentif apercevra : la loutre, le ragondin, le héron, le milan, la buse, le martin pêcheur et, nichés dans les falaises la corneille et le faucon pèlerin dont quelques aires de nidifications sont protégées comme à Domme ou à la Roque Gageac

En Périgord Noir, la vallée de la Dordogne est ample, aux pans abrupts et ne dépassant pas cent cinquante mètres, ébréchée en rive droite par les vallées de l'Enéa, de la Cuze et de la Vézère et, en rive gauche, par la vallée du Céou.

Ses falaises aux couleurs fauves s'harmonisent avec toute la gamme des verts bordant ses coteaux d'où émergent sur des aplombs rocheux, tours, châteaux et forteresses comme à Montfort et Beynac.

Hameaux et villages aux maisons de pierres blondes, couvertes de tuiles plates brunes ou de lauzes grisâtres, tantôt se pressent sur les rives de la rivière tantôt se blottissent dans le creux d'un vallon ou se perchent sur les coteaux aux points de vue remarquables.